Où sont nos données, et qui y a accès ?
Personne n'a décidé de disperser les données : elles se sont réparties sur dix ans entre un serveur, trois services en ligne, les boîtes de messagerie, les téléphones et, depuis peu, les conversations d'intelligence artificielle de chacun. Le risque n'est pas la dispersion elle-même, c'est l'absence d'inventaire : on ne protège pas, on ne supprime pas et on ne déclare pas ce qu'on ne sait pas détenir. La première chose à établir n'est donc pas une politique, c'est une carte.
- Réponsesous 48 heures, par écrit
- Suiteune prestation nommée, prix publié
- Sansengagement ni relance automatique
je ne sais pas où sont les données de mon entreprise ni qui y a accès
Cette page répond à cette phrase, puis dit quoi faire.
Personne n'a décidé de disperser vos données : elles se sont réparties sur dix ans entre un serveur, trois services en ligne, les boîtes de messagerie, les téléphones et, depuis peu, les conversations d'intelligence artificielle de chacun. Le problème n'est pas la dispersion, c'est l'absence d'inventaire : on ne protège pas, on ne supprime pas et on ne déclare pas ce qu'on ne sait pas détenir. Ce qui manque n'est donc pas une politique, c'est une carte. Le cabinet l'établit par relevé et non par questionnaire, parce que les gens déclarent ce qu'ils croient autorisé et non ce qu'ils font. Une carte établie une fois se périme en six mois : ce qui la tient ensuite est un registre et un comité qui le revoit.
Ce qu'il faut faire aujourd'hui
Ces gestes ne traitent pas la cause. Ils empêchent que la situation empire pendant que vous décidez, et ils préservent ce qui permettra de comprendre.
- Listez les outils réellement utilisés, y compris ceux que personne n'a validés : stockage en ligne, messagerie, gestion commerciale, outils d'intelligence artificielle, tableurs partagés, transferts de fichiers.La liste officielle et la liste réelle ne coïncident jamais.
- Pour les trois outils qui portent vos données les plus sensibles, sortez la liste des comptes et retirez ceux des personnes parties.Un compte d'ancien salarié encore actif est l'écart le plus fréquent et le plus simple à refermer.
- Écrivez en une page ce que vos équipes ont le droit de déposer dans un outil d'intelligence artificielle, et ce qui ne sort pas de l'entreprise.Une consigne écrite imparfaite vaut mieux qu'une pratique tacite dont personne ne répond.
- Pour chaque outil majeur, notez où les données sont hébergées et qui est l'éditeur.C'est la question que posera le premier questionnaire client, le premier assureur ou le premier contrôle.
Pourquoi cela arrive, vraiment.
Chaque outil ajouté a résolu un problème réel et personne n'a eu la charge de tenir la liste. L'arrivée des outils d'intelligence artificielle a accéléré le phénomène, parce qu'ils s'adoptent sans achat, sans installation et sans passer par qui que ce soit. Le résultat n'est pas une négligence : c'est une carte qui a cessé d'exister pendant que l'obligation d'en produire une, elle, s'est renforcée avec le RGPD puis avec l'AI Act. Une carte établie une fois par un tiers, puis tenue, coûte nettement moins cher que de la reconstruire sous la pression d'un incident ou d'un contrôle.
- Personne ne peut dire, sans chercher, où se trouve le fichier des clients ni combien de copies en circulent.
- Des comptes d'anciens salariés ou d'anciens prestataires sont encore actifs sur des outils qui contiennent des données.
- Vos équipes utilisent des outils d'intelligence artificielle grand public avec des documents internes, sans règle écrite et sans que la direction sache lesquels.
- Des données partent vers des prestataires sans que personne ne sache quel contrat encadre ce transfert ni où se trouvent leurs serveurs.
- Le registre des traitements n'existe pas, ou date de 2018 et n'a jamais été revu depuis.
- Des fichiers de clients circulent par messagerie personnelle ou par messagerie instantanée parce que l'outil officiel est jugé trop lent.
Les trois réflexes qui aggravent
Trois réflexes naturels qui coûtent cher, et qu'on voit à chaque dossier.
Envoyer un questionnaire aux équipes et traiter les réponses comme un inventaire.
Les gens déclarent ce qu'ils croient autorisé, pas ce qu'ils font, et les outils adoptés en marge restent invisibles.
Interdire les outils d'intelligence artificielle sans en fournir un cadre utilisable.
L'usage continue depuis les comptes personnels, et vous perdez la seule chose qui restait : la visibilité.
Acheter un outil de cartographie avant d'avoir la carte.
Un outil montre ce qu'on lui branche, et il ne trouvera pas le tableur de paie posé sur un poste ni le compte ouvert par un service il y a deux ans.
Ce que fait le cabinet
Le cabinet ne cartographie pas par questionnaire. Il relève de l'extérieur ce que vos sites, vos formulaires, vos hébergements et vos prestataires exposent, puis, quand l'intérieur compte autant que l'extérieur, il passe une journée sur place pour voir ce que les équipes font réellement : le tableur qui tient la paie, le compte d'intelligence artificielle ouvert sur un poste, la sauvegarde que personne n'a jamais restaurée. Un artisan ou une TPE a besoin de la carte et de quelques règles écrites, pas d'un dossier de conseil : le premier diagnostic suffit, et la mise en ordre ponctuelle ne relève pas du cabinet. Une direction qui doit poser le sujet devant un conseil a besoin du dossier complet.
Établit la carte relevée, non déclarée : sites, extensions, flux des formulaires, hébergeurs, prestataires et ce que chacun détient comme accès, avec les écarts classés par gravité. 2 900 € HT, 15 jours ouvrés.
2 900 € HT, prix fixe · 15 jours ouvrésComplément d'auditRelevé sur placeVoit ce qu'un relevé externe ne voit jamais : les postes, les tableurs, les comptes d'intelligence artificielle ouverts par les équipes, les sauvegardes jamais restaurées. 2 400 € HT, une journée.
2 400 € HT, une journée · 1 journée sur siteAudit completAudit completLes trois diagnostics conduits ensemble, relevé sur place et reconnaissance offensive compris, jusqu'à trois entités et dix sites. Le dossier qu'une direction pose devant son conseil. 8 900 € HT.
8 900 € HT, prix fixe · 20 jours ouvrésContrat de gouvernancePalier GouvernanceÀ partir de cinquante personnes : registre exportable, comité mensuel, analyses d'impact, réponse sous vingt-quatre heures. La carte cesse alors d'être une photographie. 25 000 € HT par an.
25 000 € HT par an · engagement 12 mois, facturation trimestrielleEt pour que ça ne recommence pas
Une carte établie une fois se périme en six mois : ce qui la maintient est un registre tenu et un comité qui le revoit à date fixe, c'est l'étape 4 du parcours, Répondre (gouvernance-digitale/).
Vous lisez, et vous vérifiez chez vous
Ces pages sont écrites pour être utiles sans nous. Les sources et les textes de référence sont nommés.
Vous posez la question qui reste
La réponse écrite est gratuite et arrive sous deux jours ouvrés, sans rendez-vous préalable.
Vous faites relever l'écart, ou pas
Un diagnostic à prix fixe existe pour chacune de ces questions. Il n'est jamais nécessaire pour comprendre la page.
14 questions, 14 réponses.
Les réponses du cabinet, en clair. Si votre question n'y est pas, posez-la : la réponse vous revient par écrit.
Nous ne savons pas où sont nos données, comment le savoir ?
Par un relevé, en quinze jours ouvrés. Le diagnostic de souveraineté numérique, 2 900 € HT, rend l'inventaire réel de vos sites et de leurs extensions, ce que vos formulaires collectent et vers qui cela part, ce qui est conservé sans raison, et la carte de vos prestataires et hébergeurs avec les accès que chacun détient. Les écarts sont classés par gravité, chacun avec la mesure qui le referme.
Un relevé externe suffit-il à voir où vont nos données ?
Non, pas pour ce qui se passe sur les postes. Un relevé externe voit vos sites, pas le tableur qui tient la paie ni le compte d'intelligence artificielle ouvert sur un poste. Le relevé sur place, 2 400 € HT la journée, montre les outils d'IA réellement utilisés, l'état du parc, les logiciels de gestion et les sauvegardes, avec une restauration essayée pour de vrai. Aucun nom n'apparaît dans le rapport.
Nos données sont hébergées hors d'Europe, est-ce un problème ?
La question utile n'est pas l'interdiction mais ce que vous pouvez décider et prouver : pays, hébergeur, contrat, réversibilité. C'est le critère le plus lourd du score de souveraineté, vingt-cinq points sur cent, parce qu'une organisation qui ne peut pas changer de fournisseur sans reconstruire n'a pas de souveraineté. Le cabinet instruit RGPD, AI Act et obligations sectorielles ensemble, et votre conseil dit le droit.
Et pendant la mission, où vont nos documents ?
Chez vous, ou sur une infrastructure française sous contrat, Scaleway en France. Aucun transfert hors Union européenne, liste des sous-traitants fournie avec le contrat, registre des traitements tenu, restitution en format ouvert à la sortie. Le cabinet ne fait pas transiter vos documents par un outil américain grand public.
Que faire une fois le constat posé ?
Refermer, puis tenir. La reprise des points critiques et l'architecture cible sont le plan de remédiation, 9 500 € HT selon le périmètre, avec un relevé de fermeture daté par écart. Le registre tenu dans la durée, le comité et l'astreinte relèvent du contrat de gouvernance, à partir de 12 000 € HT par an, le diagnostic de souveraineté étant alors déduit à 100 % du premier trimestre.
Existe-t-il un premier repère gratuit ?
Oui : le score de souveraineté numérique, huit questions en quatre-vingt-dix secondes, résultat affiché sans email. Il donne un niveau, les obligations qui s'appliquent et le palier recommandé, mais il n'observe pas vos systèmes et ne produit aucune preuve : ce n'est pas un diagnostic.
Quelles quatre questions définissent la souveraineté des données d'une organisation ?
Où sont physiquement les données, quel droit s'applique à ceux qui les hébergent et les traitent, qui peut y accéder sans l'accord de l'organisation, et combien de temps il faudrait pour changer de fournisseur. Savoir y répondre pièces à l'appui est l'état visé, et ce n'est pas un choix de nationalité de fournisseur. Trois livrables l'établissent : une cartographie des flux et des prestataires, des contrats qui répondent aux quatre questions, et une architecture qui préserve la réversibilité. L'état se révise à chaque changement d'outil, car une cartographie se périme en un trimestre.
Un hébergement en France suffit-il à mettre nos données hors de portée d'une réquisition étrangère ?
Non. Le CLOUD Act de 2018 permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur soumis au droit américain la communication de données qu'il contrôle, où qu'elles soient stockées, et la section 702 du FISA s'ajoute à ce cadre. Un centre de données situé en France mais exploité par la filiale d'un groupe américain n'écarte donc pas l'exposition. Pour des données sous secret professionnel, sous secret des affaires ou sous communication financière réglementée, c'est une exposition à documenter, et le plus souvent à éviter par l'architecture. Une clause de conformité RGPD ne répond pas à la question du droit applicable.
Que faut-il exiger par écrit d'un fournisseur de services en ligne ?
Les pays d'hébergement et de sauvegarde nommés au contrat, sous-traitants du fournisseur compris, et non une mention région Europe sans liste. Le droit du pays du fournisseur et de sa maison mère. La liste des accès techniques du fournisseur, support et exploitation, la journalisation de ces accès et la notification de toute demande d'autorité. Enfin l'export complet dans un format ouvert, avec délai, coût, suppression certifiée et durée de transition, car une interface qui exporte sans les pièces jointes ni l'historique n'est pas une réversibilité.
Comment traiter les données dispersées dans les boîtes de messagerie et sur les appareils ?
En les inventoriant avant d'imposer une règle, car l'interdiction non outillée déplace la donnée au lieu de la ramener. La journée de relevé sur place, 2 400 € HT, montre ce qu'aucun relevé externe ne voit : le tableur qui tient une fonction critique, le compte en ligne ouvert sur un poste, la sauvegarde que personne n'a jamais restaurée. Vient ensuite la classification, parce que toutes les données n'ont pas besoin du même niveau et que l'effort se concentre sur les données sous secret et réglementées. Aucun nom n'apparaît dans le rapport et aucun usage n'est remonté à un individu.
Qui est responsable quand un sous-traitant perd nos données ?
Le responsable du traitement reste tenu de ses obligations envers les personnes concernées et envers l'autorité, et le sous-traitant répond de ses propres manquements : c'est l'économie de l'article 28 du RGPD, qui impose un contrat écrit fixant notamment les instructions, la confidentialité, les mesures de sécurité, le recours à des sous-traitants ultérieurs, l'assistance en cas de violation et le sort des données en fin de contrat. En l'absence de ce contrat, l'organisation est en manquement avant même tout incident. Le diagnostic de conformité sectorielle, 2 500 € HT en quinze jours ouvrés, instruit l'état de ces contrats prestataire par prestataire. Le cabinet est ingénieur et non avocat : il produit les preuves techniques, le conseil juridique dit le droit.
Faut-il tout rapatrier sur un serveur interne pour être souverain ?
Non, et c'est souvent le plus mauvais choix : un serveur interne mal tenu, sans sauvegarde restaurée ni mise à jour, expose davantage qu'un hébergement professionnel contractualisé. La souveraineté se joue sur le droit applicable, les accès, la localisation écrite et la réversibilité, pas sur la position physique de la machine. La bonne séquence est de classer les données, de contractualiser les quatre questions pour chaque fournisseur qui touche les catégories sensibles, puis de garantir l'export en formats ouverts avec des clés de chiffrement détenues par l'organisation. Le cabinet refuse par principe toute donnée hors Union européenne sans accord écrit préalable.
Où vont nos documents pendant une mission du cabinet ?
Sur l'infrastructure française du cabinet, sous contrat, ou chez le client quand il le préfère. Aucune donnée ne part hors Union européenne sans accord écrit préalable, et les renforts éventuels sont des freelances seniors français nommés dans la proposition, soumis à un engagement de confidentialité signé avant tout accès. Les relevés de diagnostic s'effectuent avec des accès en lecture seule, remis par un canal convenu au jour 1, et aucun accès en écriture n'est demandé. À la fin de la mission, les accès sont restitués et les données supprimées sur demande écrite.
Comment savoir si un outil d'IA a déjà reçu nos données confidentielles ?
Par le relevé des comptes réellement ouverts, poste par poste et service par service, puis par l'examen des conditions d'utilisation acceptées et des réglages de réutilisation des données. Un compte gratuit ou personnel renvoie en général à des conditions qui autorisent la réutilisation par défaut, ce qui transforme un extrait de dossier en communication à un tiers. Le relevé sur place à 2 400 € HT et le diagnostic de conformité sectorielle à 2 500 € HT produisent cet état et classent les usages par niveau de risque. La suite est une alternative défendable, avec hébergement et non-réutilisation contractualisés, anonymisation avant traitement et procédure écrite qui dit qui peut faire quoi.
Le score de souveraineté, en quatre-vingt-dix secondes
Huit questions à choix, un score sur 100, et la lecture qui va avec : ce qui s'applique à votre situation, le palier conseillé et le premier document à produire. Le résultat s'affiche sans laisser d'adresse.
Faire le scoreDiagnostic de souveraineté
Le relevé de ce que vous exposez, en quinze jours ouvrés, déduit en entier du premier trimestre si vous poursuivez en gouvernance.
Voir cette prestationSi vous préférez parler tout de suite, trente minutes se réservent ici. Aucune de ces trois portes n'engage à quoi que ce soit.